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Mes petits conseils de modiste

L’automne étant la saison idéale pour porter un chapeau, voici quelques petits conseils :

1- Osez, osez et osez!  Car c’est un plaisir que de vous voir porter même un simple petit béret.

2- Si la gêne vous empêche de porter votre chapeau, portez-le à la maison question de vous y habituer, vous finirez par l’oublier.

3- Si votre budget ne vous le permet pas, changer la garniture de votre chapeau (ruban, bouton, plume….) revient moins cher que d’en acheter un nouveau.

4- Pour acheter un chapeau masculin, la boutique Henri Henri sur la rue Ste-Catherine à Montréal est un incontournable http://www.henrihenri.ca/.

À lire, Tour du chapeau de Marie-Claude Lortie http://www.lapresse.ca/actualites/201107/11/01-4416779-tour-du-chapeau.php)

5- Pour acheter un chapeau féminin à Montréal,  Ogilvy est le seul magasin ayant un département de chapeaux digne de ce nom. Pour un chapeau sur mesure, c’est à mon atelier que vous le trouverez. J’ai également des chapeaux prêts-à porter.

6- Faites vos propres chapeaux! Le cours d’Introduction à la chapellerie sert à ça. Vous confectionnerez trois chapeaux sur mesure : un béret de tissu, un chapeau de feutre et un chapeau de paille. Ce cours est aussi une ouverture sur le monde de la chapellerie. Vous aimez l’idée? Faites vite car il reste des places pour les cours qui débuteront jeudi 4 octobre et samedi  20 octobre.

7- Si vous dites que vous n’avez pas une tête à chapeaux, sachez qu’il faut en essayer plusieurs. Vous découvrirez que ce sont les proportions et les couleurs qui indiquent les choix à faire (largeur du bord, hauteur de la calotte, asymétrie….).

8- Un chapeau peut se transformer, s’agrandir et se rapetisser. Le cours d’Introduction à la chapellerie vous renseigne sur ces techniques.

9- Un chapeau est pratique et esthétique, faites donc plaisir à votre entourage! J’en serais ravie.

10- Passez un très agréable automne!

Chapeau de feutre créé sur mesure à l’atelier Commeunchapeau.com

MODISTE

MODISTE : s. f. ou s. m. – CHAP., TECH. Ce métier se différencie de celui de chapelier. Vers 1750, le dictionnaire de Trévoux définit les modistes comme « des personnes, sans distinction de sexe, qui s’attachent à suivre les modes ». À l’origine, les modistes dépendent des merciers et se regroupent avec les fleuristes et les plumassiers sous la même corporation en 1776. Appelées « faiseuses » ou « marchandes de modes », elles ont le privilège de garnir et d’enjoliver les robes, les habits de cour, dominos et autres vêtements de femmes et d’enfants dans lesquels entrent des gazes, crêpes, dentelles, velours, rubans, plumes, fleurs …Elles réalisent aussi des chapeaux, des bonnets, des fichus, des mantilles … Rose Bertin fut l’une des premières modistes. Elle s’est distinguée en créant des coiffures pour la reine Marie-Antoinette au XVIIIe siècle. La maison de modes au sens moderne du terme apparaît à la fin du XVIIIe siècle. Le métier de modiste se dévelope considérablement au XIXe siècle avec Caroline Reboux et au XXe siècle, suivant ainsi l’essor du chapeau féminin.

Pour devenir modiste, l’apprentissage tel qu’il se pratiquait aux XIXe et XXe siècles ne suffisait pas. Les modistes avaient l’habitude de dire que le talent  ne s’enseignait pas : l’art de chiffonner, de modeler, de garnir, d’assortir, d’apprécier le coiffant, les proportions…était inné ; l’apprentissage, indispensable, n’était là que pour orienter. Les modistes comme les grands couturiers ont leurs célébrités : Jeanne Blanchot, Les soeurs Legroux, Madeleine Panizon, Rose Valois, Rose Descat, Suzanne Talbot, Agnès, Paulette, Jean Barthet, Gilbert Orcel, Claude St-Cyr. Certains couturiers ont débuté comme modistes : Jeanne Lanvin, Coco Chanel, Elsa Schiaparelli ; d’autres ont toujours présenté eux-mêmes une collection de chapeaux, comme Jacques Fath, Christian Dior, Yves St-Laurent, Cristobal balenciaga, Hubert Givenchy….

Les métiers de chapelier et de modiste sont aussi très différents. Bien que réalisant le même produit, ils ont une conception différente du chapeau et font appel pour sa fabrication à des savoir-faire particuliers. Les chapeliers sont le plus souvent spécialisés et ne travaillent que certaines matières : feutre, paille, tissu…Ils produisent en grande série ou en série limitée des chapeaux d’homme et de femme classiques.

Encyclopédie du couvre-chef, Samedi midi éditions, p. 259

L'Étalage de la modiste - Jean-Émile Laboureur, 1912

Illustration : René Gruau - 1944