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Hommage à Julienne Aras

Julienne Aras,  1920-2013

Née à Bruxelles et montréalaise d’adoption, Madame Aras pratiquait le métier de modiste avec grand art.
En 1997, j’ai eu le privilège de faire un apprentissage auprès d’elle. Elle m’a enseigné le plus difficile et le plus beau : l’équilibre, la légèreté, la patience et le travail. Pas de tape à l’oeil, pas de camouflage. Madame Aras réussissait à faire tenir un panache de biche sur un tout petit bibi de feutre… elle m’impressionnait.
Ses chapeaux, couronnes, bonnets, bibis, turbans… étaient d’un équilibre parfait.

Vous souvenez-vous  du chapeau de Franfreluche? De ceux du ballet Casse-Noisette?

Inlassablement, cette grande dame du chapeau s’est activé du côté du théâtre, de la danse et du cinéma. De 1957 à 2003, elle a coiffé les comédiens, comédiennes, danseurs et danseuses, acteurs et actrices du Québec.

Merci pour tout Madame JULIENNE ARAS.

Chapeau bas!

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Julienne Aras – Production : Ivanov – Compagnie Jean-Duceppe – 1993
Photo : Raymond Sauvé

Couvre-chef

  Couvre-chef : s.m. Mot composé de couvrir et de chef (au sens de tête). Ce mot vieilli et un peu précieux aujourd’hui désigne tous les types de vêtements qui se portent sur la tête. À différentes époques et dans la quasi-totalité des cultures du monde, le couvre-chef a été une pièce vestimentaire majeure. Il est signe de pouvoir et de souveraineté. Par exemple, le roi de France restait le chef couvert ainsi que les « princes du sang¨, alors les sujets se découvraient en sa présence. Le couvre-chef remplaçait ainsi la couronne, sauf dans les cérémonies spécifiques comme le sacre ou les réceptions officielles. Ôter son couvre-chef, c’était reconnaître la chaîne du pouvoir. Cette règle a subsisté jusqu’à la Révolution française. Ainsi, la famille royale, arrêtée à Varennes et transférée à Paris, est accueillie par une foule solennelle, dont toutes les têtes restent couvertes, exprimant ainsi le refus du pouvoir du roi.

Couvre-chef et cinéma : CIV. Que ce soit les films de cape et d’épée, les westerns, les films historiques, ceux dont l’action se passe dans le milieu ouvrier, paysan, bourgeois, aristocratique, religieux, militaire, etc., les couvre-chefs coiffant les personnages revêtent une grande importance, car ils situent l’action dans l’histoire et lui donnent des accents d’authenticité. Bien souvent, ils campent un personnage dans une époque, dans son pays, dans son rôle social, lui confèrent un caractère solennel, patibulaire, élégant, minable, comique ou tragique. Plus que des accessoires, ils sont devenus le signe distinctif qui nous permet de les reconnaître immédiatement. Au début du XXe siècle, quand les tops models n’existaient pas, les actrices de théâtre et de cinéma faisaient fonction de modèles.

Encyclopédie du couvre-chef, Samedi midi éditions, p.142 et p.147

Dans le film Les Immortels sorti en novembre dernier, quatre oracles coiffées de voiles de soie rouge portent les couvre-chefs présentés ci-dessous. Ces couvre-chefs de soie brodée ont été conçus par Eiko Ishioka et fabriqués à l’atelier Commeunchapeau.com. Voici un aperçu de la réalisation de ces magnifiques sculptures.