Archives par étiquette : métier

ABC de la chapellerie – Journées de la culture

Porte ouverte de l’atelier Commeunchapeau.com 

Ce sera ma septième participation aux  Journées de la culture et j’avoue que j’aime particulièrement ces rencontres avec le public. J’aime rencontrer les gens et me faire raconter des histoires…car histoires il y a autour des chapeaux!

La première fois nous avions reçu dans un 6 1/2….400 visiteurs en 2 jours!

La deuxième fois, nous les avions reçu dans le Passage culturel du Musée des beaux-arts de Montréal,

la troisième fois, à la Place des arts,

la quatrième fois au Musée de la mode et des textiles du Québec,

la cinquième et sixième  fois à mon atelier au Chat des artistes

et cette année la porte de mon atelier sera ouverte samedi et dimanche.

Si vous voulez découvrir le métier de modiste, je vous invite à une rencontre d’une heure où nous parlerons de chapeaux, de bibis, de têtes à chapeaux….

Ces rencontres gratuites se tiendront les 1 et 2 octobre de 10h à 11h, vous devez réserver votre place à info@commeunchapeau.com ou au 514 279-8856.

Si vous désirez passer sans rendez-vous, l’atelier sera ouvert de 12h à 17h.

Bienvenue à tous!
Lucie Grégoire

http://www.journeesdelaculture.qc.ca/activity/415/abc-de-la-chapellerie-3.html

MODISTE

MODISTE : s. f. ou s. m. – CHAP., TECH. Ce métier se différencie de celui de chapelier. Vers 1750, le dictionnaire de Trévoux définit les modistes comme « des personnes, sans distinction de sexe, qui s’attachent à suivre les modes ». À l’origine, les modistes dépendent des merciers et se regroupent avec les fleuristes et les plumassiers sous la même corporation en 1776. Appelées « faiseuses » ou « marchandes de modes », elles ont le privilège de garnir et d’enjoliver les robes, les habits de cour, dominos et autres vêtements de femmes et d’enfants dans lesquels entrent des gazes, crêpes, dentelles, velours, rubans, plumes, fleurs …Elles réalisent aussi des chapeaux, des bonnets, des fichus, des mantilles … Rose Bertin fut l’une des premières modistes. Elle s’est distinguée en créant des coiffures pour la reine Marie-Antoinette au XVIIIe siècle. La maison de modes au sens moderne du terme apparaît à la fin du XVIIIe siècle. Le métier de modiste se dévelope considérablement au XIXe siècle avec Caroline Reboux et au XXe siècle, suivant ainsi l’essor du chapeau féminin.

Pour devenir modiste, l’apprentissage tel qu’il se pratiquait aux XIXe et XXe siècles ne suffisait pas. Les modistes avaient l’habitude de dire que le talent  ne s’enseignait pas : l’art de chiffonner, de modeler, de garnir, d’assortir, d’apprécier le coiffant, les proportions…était inné ; l’apprentissage, indispensable, n’était là que pour orienter. Les modistes comme les grands couturiers ont leurs célébrités : Jeanne Blanchot, Les soeurs Legroux, Madeleine Panizon, Rose Valois, Rose Descat, Suzanne Talbot, Agnès, Paulette, Jean Barthet, Gilbert Orcel, Claude St-Cyr. Certains couturiers ont débuté comme modistes : Jeanne Lanvin, Coco Chanel, Elsa Schiaparelli ; d’autres ont toujours présenté eux-mêmes une collection de chapeaux, comme Jacques Fath, Christian Dior, Yves St-Laurent, Cristobal balenciaga, Hubert Givenchy….

Les métiers de chapelier et de modiste sont aussi très différents. Bien que réalisant le même produit, ils ont une conception différente du chapeau et font appel pour sa fabrication à des savoir-faire particuliers. Les chapeliers sont le plus souvent spécialisés et ne travaillent que certaines matières : feutre, paille, tissu…Ils produisent en grande série ou en série limitée des chapeaux d’homme et de femme classiques.

Encyclopédie du couvre-chef, Samedi midi éditions, p. 259

L'Étalage de la modiste - Jean-Émile Laboureur, 1912

Illustration : René Gruau - 1944