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La Virée des ateliers, 2016

Entre Larivière et Ontario, la rue Parthenais est en pleine effervescence et se fait belle afin de vous recevoir du 5 au 8 mai à La Virée des ateliers.

Pendant quatre journées consécutives, une centaine d’artistes, d’artisans et de designers ouvriront les portes de leurs ateliers pour vous accueillir et vous faire découvrir leurs métiers, leurs savoir-faire.

Ce rendez-vous artistique et économique met en lumière les professionnels, les talents, les métiers d’art, les ateliers, les produits et valorise les savoir-faire, la création et l’innovation.

Un encan silencieux se tiendra tout au long de l’événement.

La Virée des ateliers c’est un événement marquant du patrimoine montréalais et c’est à ne pas manquer !
Pour consulter la liste des participants http://www.lavireedesateliers.com/

Bienvenue à tous !

La Virée des ateliers

La Virée des ateliers

Concours de chapeau « En mode ruban »

L’Atelier-Musée du Chapeau organise les 11èmes Rencontres Internationales des Arts du Chapeau sur le thème du ruban, en partenariat avec le Musée d’Art et d’Industrie de St-Étienne qui met en place une exposition rétrospective de la rubannerie :
Le ruban c’est la mode .

Le thème retenu des rencontres 2016 est :  En mode ruban .

Les créateurs sont invités à utiliser leur savoir-faire et créativité pour détourner les rubans quels qu’ils soient : les tresser, les entrelacer entre eux, les incorporer au chapeau, les enrouler, les croiser… Ce thème permettra aussi de travailler les notions de ligne, proportion, forme, volume, de valoriser des techniques tournées vers l’innovation. Le feutre, ou tout autre matière, peut être présent.

Le chapeau est à envoyer entre le 1er février et le 4 mars 2016.
Règlement sur le site www.museeduchapeau.com.
Pour tout renseignement s’adresser à Eliane Bolomier, e.bolomier@museeduchapeau.com.

Club Chapeau Passion, Bulletin #62, p. 25

Le ruban c'est la mode

Exposition « Le ruban c’est la mode »

Des fleurs, des tissus et un savoir-faire exceptionnel

Marcelle Guillet perpétue l’art de son arrière-grand-mère.

Fabricant de fleurs artificielles, la maison Guillet est créée en 1896 par Marie Guillet, arrière-grand-mère de la dirigeante actuelle. Marie Guillet, brodeuse de chasubles religieuses, s’installe à Paris à la mort de son époux. Elle apprend alors le métier de fleuriste. Elle fabrique des fleurs de tissus pour les églises et les mariées. Son fils André lui succède. Il crée essentiellement des feuilles pour les garnitures de chapeaux. Il les exporte également, par wagons, dans les pays d’Amérique du Sud. Puis Marcel rejoint André, son père, durant la Première guerre mondiale, et débute la confection de fleurs de décoration. La maison Guillet réalise notamment dans les années 1950 toutes les vitrines des grands magasins (Printemps, Galeries Lafayette) à Paris. C’est aussi à partir de cette période que des décors grandioses seront reconstitués, place Vendôme, lors de la visite du roi George VI d’Angleterre, mais également pour les vitrines des maisons Hermès, Gucci, Caron, Elisabeth Arden… Les semaines précédant la Sainte-Catherine, de nombreuses catherinettes affluent dans l’atelier pour l’achat de fleurs. En 1970, au départ de son père Marcel, Marcelle Lubrano-Guillet rejoint son mari aux commandes de l’entreprise. Raymond Lubrano poursuit toujours la réalisation de décors de grandes institutions tels les opéras Bastille et Garnier… Jusque dans les années 1980, la maison fleurit le palais des familles royales, des sultans et des princes saoudiens. Le cinéma et la publicité font également appel au talent et au savoir-faire de cette maison. Quant à Marcelle Lubrano-Guillet, elle s’est orientée vers la mode dans les années 1980. Ses premières créations furent pour Féraud, puis pour Chanel. Cette dernière lui ouvre les portes d’autres maisons de couture : Dior, Nina Ricci, Lacroix, Leonard, Guy Laroche, Balenciaga, Yves St-Laurent, Rykiel… Au contact des créateurs, elle appris à ne jamais dire non, même s’il faut parfois relever les défis les plus insensés. L’atelier renferme près de 20 000 outils rachetés au fur et à mesure de la fermeture des maisons. Ils constituent un patrimoine rare. Cette maison emploie une vingtaine de salariés et est situé à Paris, au 1, avenue Daumesnil dans le 12e arrondissement. Pour la pérennité de la maison et le maintien des savoir-faire, la maison Lubrano-Guillet appartient aux métiers d’art de Chanel depuis le 1er mars 2006, et continue par ailleurs à créer pour d’autres couturiers.

Encyclopédie du couvre-chef, Samedi midi éditions, p.199-200

Marcelle Guillet