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Improvisation chapelière en Provence – suite

Je confirme que le stage d’Improvisation chapelière en Provence aura lieu comme prévu les 25, 26 et 27 mars prochains à l’Atelier les Arts à l’Isle-sur-la-Sorgue.

Pour ceux et celles qui ne me connaissent pas, voici une sympathique entrevue réalisée en 2009 pour l’École d’été du HEC de Montréal.

Le chapeau que je porte ainsi que ceux exposés au bout de la table ont été improvisés à partir de rectangles de velours rouge (le stage d’improvisation est basé sur cette technique). Cette collection de chapeaux intitulé Rouge Opéra est composé de huit chapeaux sculptures que vous pouvez voir à cette adresse http://commeunchapeau.com/collections/.

Si vous avez des questions, n’hésitez pas à me contacter.

Au plaisir de vous rencontrer à l’Atelier les Arts ou à mon atelier de Montréal!

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MODISTE

MODISTE : s. f. ou s. m. – CHAP., TECH. Ce métier se différencie de celui de chapelier. Vers 1750, le dictionnaire de Trévoux définit les modistes comme « des personnes, sans distinction de sexe, qui s’attachent à suivre les modes ». À l’origine, les modistes dépendent des merciers et se regroupent avec les fleuristes et les plumassiers sous la même corporation en 1776. Appelées « faiseuses » ou « marchandes de modes », elles ont le privilège de garnir et d’enjoliver les robes, les habits de cour, dominos et autres vêtements de femmes et d’enfants dans lesquels entrent des gazes, crêpes, dentelles, velours, rubans, plumes, fleurs …Elles réalisent aussi des chapeaux, des bonnets, des fichus, des mantilles … Rose Bertin fut l’une des premières modistes. Elle s’est distinguée en créant des coiffures pour la reine Marie-Antoinette au XVIIIe siècle. La maison de modes au sens moderne du terme apparaît à la fin du XVIIIe siècle. Le métier de modiste se dévelope considérablement au XIXe siècle avec Caroline Reboux et au XXe siècle, suivant ainsi l’essor du chapeau féminin.

Pour devenir modiste, l’apprentissage tel qu’il se pratiquait aux XIXe et XXe siècles ne suffisait pas. Les modistes avaient l’habitude de dire que le talent  ne s’enseignait pas : l’art de chiffonner, de modeler, de garnir, d’assortir, d’apprécier le coiffant, les proportions…était inné ; l’apprentissage, indispensable, n’était là que pour orienter. Les modistes comme les grands couturiers ont leurs célébrités : Jeanne Blanchot, Les soeurs Legroux, Madeleine Panizon, Rose Valois, Rose Descat, Suzanne Talbot, Agnès, Paulette, Jean Barthet, Gilbert Orcel, Claude St-Cyr. Certains couturiers ont débuté comme modistes : Jeanne Lanvin, Coco Chanel, Elsa Schiaparelli ; d’autres ont toujours présenté eux-mêmes une collection de chapeaux, comme Jacques Fath, Christian Dior, Yves St-Laurent, Cristobal balenciaga, Hubert Givenchy….

Les métiers de chapelier et de modiste sont aussi très différents. Bien que réalisant le même produit, ils ont une conception différente du chapeau et font appel pour sa fabrication à des savoir-faire particuliers. Les chapeliers sont le plus souvent spécialisés et ne travaillent que certaines matières : feutre, paille, tissu…Ils produisent en grande série ou en série limitée des chapeaux d’homme et de femme classiques.

Encyclopédie du couvre-chef, Samedi midi éditions, p. 259

L'Étalage de la modiste - Jean-Émile Laboureur, 1912

Illustration : René Gruau - 1944

CHAPEAUX DE THÉÂTRE

Vous connaissez la chanson L’Amoureux d’Arthur H?

« J’aime les idiots, j’aime les chapeaux, j’aime….»

Cette chanson me fait sourire, j’aime aussi le clip.

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Créer un chapeau peut se comparer à l’écriture d’une chanson,

les plus simples sont parfois les plus difficiles.

J’aime les chapeaux de théâtre.

À quelques reprises, j’ai eu le plaisir de réaliser les chapeaux qui complétaient des costumes de théâtre et j’aime travailler avec les concepteurs de costumes

Je travaille présentement à la confection d’un de ces chapeaux. Un chapeau de feutre blanc dessiné par Eve Lambert, jeune conceptrice de costumes qui travaille régulièrement en Écosse. La pièce Interiors produite par la compagnie de théâtre Vanishing Point a été présentée à Édimbourg, en Écosse et aussi en Italie. Dans l’extrait ci-joint, la narratrice porte un simple béret de laine blanc. Le projet consiste à remplacer ce béret par un béret de feutre dont voici les étapes de confection.

Premièrement, une idée du costume et de la pièce.

Puis les photos des principales étapes.

Croquis et échantillons de tissus

Feutre fourrure blanc

Préparation du moule et du feutre

Chauffage du feutre sur une tête chauffante

1er moulage du chapeau

À l’essayage le chapeau n’était pas tout à fait celui désiré. Sa rondeur rappelait trop les années 50, il était trop court au dos et le petit truc sur le dessus était trop au centre. 3 trucs de trop! J’ai donc fait un second moulage en allongeant le dos d’un centimètre, en décentrant le petit pointu d’un centimètre vers le dos, puis j’ai pressé les côtés pour atténuer les rondeurs.

Au deuxième essayage, le chapeau correspondait à l’idée première. Restait plus que la finition, couture du ruban gros-grain et dernier pressage.

Couture du ruban gros-grain

Pressage du ruban

Et voici le chapeau porté par la comédienne

J’aime les chapeaux de théâtre

Et si une irrésistible envie vous prend de vous donner un petit air théâtral,

n’hésitez surtout pas à me téléphoner pour prendre rendez-vous.

C’est avec grand plaisir que je vous aiderai à trouver celui qu’il vous faut.

Peut-être ressemble-t-il à ce béret de velours?

Béret de velours

Lucie Grégoire 514 279-8856